Parmi nos aieux, se trouve le courrageux et illustre

Guillaume-Joseph CHAMINADE.

 

Nous lui rendons ici un modeste hommage.

Des racines périgourdines

Il naît à Périgueux dans une famille très chrétienne. Son père, Blaise Chaminade, est vitrier et drapier ; son négoce se trouve tout près de la cathèdrale Saint-Front. Il est le quatorzième enfant de quinze. Des six qui survivent au bas âge, quatre seront prêtres, à commencer par son aîné, Jean-Baptiste qui fait partie de la Société de Jésus jusqu'à sa suppression. C'est lui qu'il retrouve quand il part, en 1771, à Mussidan , petite localité du Périgord. Au collège-séminaire Saint Charles, où Guillaume entre comme élève ; Jean-Baptiste est alors économe et Louis, son aîné immédiat, élève comme lui. Le collège est animé par la Congrégation des prêtres de Saint Charles dont fait alors partie Jean-Baptiste. La référence à Saint Charles Borromée indique qu'il s'agit d'une communauté désirant mettre en pratique, comme cet illustre modèle, le Concile de Trente. Pour cela la Règle de l'institut met un fort accent sur la sainteté personnelle en vue de l'évangélisation. On s'engage à "regarder l'éducation de la jeunesse comme un des premiers et principaux moyens de procurer le salut des âmes".

 

Encore enfant, Guillaume fait l'expérience d'une guérison inespérée d'une grave blessure au pied, après avoir fait le voeu d'un pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Verdelais. Il en conservera une grande dévotion envers la Vierge Marie. Dans cette période également, au moment de sa confirmation, il ajoute le prénom de Joseph à celui de Guillaume. En 1776, Guillaume-Joseph, entreprend son noviciat en vue d'intégrer la Congrégation de Saint Charles, puis il s'y engage par des Voeux . Il participe à l'activité du collège comme aide-économe, économe puis professeur de mathématiques, enfin comme aumônier, à partir de son ordination sacerdotale qui a sans doute lieu le 14 mai 1785, veille de la Pentecôte. La Révolution met fin brutalement à toute cette réalité. Les ordres religieux sont dissous le 13 février 1790 et la constitution civile du clergé est votée le 12 juillet puis promulguée le 24 août. Lui et les responsables du collège ayant refusé de prêter serment de fidélité à la Constitution, ce qui est obligatoire à partir du 26 décembre pour les prêtres et du 15 avril 1791 pour les enseignants, le collège ferme ce même mois d'avril. N'ayant plus rien à faire à Mussidan, il décide de partir.

Exil et départ de France

Il part s'installer au centre de Bordeaux. Mais très vite la situation se dégrade, la Terreur provoque la persécution des prêtres et même des laïcs fidèles à leur foi. Le père Chaminade, qui a choisi de rester malgré tout, doit entrer dans la clandestinité totale et mener son activité sacerdotale au péril de sa vie. Cette situation va durer trois ans. Il resta tout de même en France jusqu'au 18 fructidor (4 septembre dans notre calendrier actuel), date à laquelle il se réfugia à Saragosse.

Le temps des fondations

Il revint à Bordeaux en 1800 . Très dévot à la Sainte Vierge Marie depuis sa plus tendre enfance, c'est sous sa protection qu'il fonda dès cette année 1800 une organisation de jeunes chrétiens : la Congrégation de l'Immaculée. Ce groupe composé de jeunes-gens et de jeunes-filles contribua fortement au renouveau chrétien de la ville et même de la région. Il utilisait comme moyens fondamentaux l'émulation par l'exemple mutuel, l'enseignement de la foi sous des formes attrayantes et la consécration à Marie comme source d'une renouveau personnel et missionnaire. À partir de 1808 , des contacts sont établis avec un groupe similaire dans son esprit, fondé autour d' Agen par Adèle de Trenquelléon. Peu d'années après, en 1816, Adèle, guidée et encouragée par le P. Chaminade fonde à Agen l'institut des Filles de Marie Immaculée. Un an plus tard, en 1817, à Bordeaux cette fois, quelques jeunes hommes, la plupart issus de la Congrégation de l'Immaculée fondent autour du P. Chaminade LA SOCIETE DE MARIE, autrement dit, les "MARIANISTES" qui, pour travailler à l'éducation chrétienne de la jeunesse, fondèrent ou reprirent de nombreux établissements, à Paris, à Cannes, en Alsace, en Belgique, en Italie, en Espagne, en Autriche, aux États-Unis, au Canada, en Océanie et au Japon.

Culte

Le 3 septembre 2000, le Père Chaminade a été béatifié à Rome par LE PAPE JEAN-PAUL II. Il est célébré dans les diocèses de Périgueux et de Bordeaux ainsi que dans toute la famille marianiste le 22 Janvier. 

Le Père Chaminade est enterré au Cimetière de la Chartreuse  à Bordeaux, où sa tombe, surmontée d'une statue de la Vierge Marie, est toujours visitée. Des reliques sont conservées et vénérées également sur le lieu de fondation de la congrégation, à la Chapelle de la Madeleine, cours Victor Hugo.

Aujourd'hui

Les JFM (Jeunes de la Famille Marianistes) sont des rassemblements issus de la béatification du Père Chaminade qui ont lieu chaque été dans des lieux différents : (dans l'ordre chronologique) Lourdes, Le Puy-en-Velay, Valence, Cologne, Le Jura, Rodez, Saint-Laurent-sur-Sèvre. 

Depuis septembre 2000, tous les étés, les jeunes de la famille marianiste se rassemblent pour un temps spirituel.

Référence

Guillaume-Joseph CHAMINADE, Fondateur de la famille Marianiste. Joseph STEFANELLI, Marianiste

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ou 

christine.chaminade@hotmail.fr

 

 

FACEBOOK : christine pierre chaminade

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